lundi 26 mai 2014

IO RANA

Après de multiples rebondissements plus ou moins intéressants et somme toute assez déprimants, nous avons vendu notre combi à un type en Arizona. Dés réception  des $ nous nous sommes rués sur des billets pour Tahiti. Après d'autres rebondissements qui nous ont menés au bord de l'implosion tellement l'impatience était grande et l'envie de ne PAS être à Los Angeles ni dans quelque lieu de Californie que ce soit (les Américains sont disons... spéciaux).
Nous sommes arrivés à Tahiti le 13 Mai à 4h45 heure locale. Accueillis royalement pas Tom et Deb.
Malgrès le fait que de leur avis les Marquises sont 100 fois plus belles, Tahiti est à nos yeux peu avertis tout à fait charmante. La chaleur humide, les pluies fréquentes, des plages partout, des gens accueillants et ce rêve... on visite des bateaux, on hésite, on passe de la côte Est à la côte Ouest entre deux baignades. La végétation est superbe, les fruits juteux, les vues ... Des poissons comme sortis d'un aquarium, des crabes de terre et des poules partout. On fait le plein de rencontres et on profite de la compagnie.
Après 7 mois on souffrait d'une sérieuse carence en amitié et en moment simples et agréables en bonne compagnie. Ce n'est que le début de la cure mais la guérison se profile !



Un mot quand même sur l'accueil de l'île, le camping sauvage ne se fait pas ici, le premier soir on est allés pic-niquer à la marina de Taravao, tout simplement parce que c'était le seul lieu auquel Tom et Deb pensaient, les tables étant protégées de la pluie. On y fait connaissance avec Patrick, le président de l'école de voile qui nous prète son bateau pour la nuit, Youpi !!
Le soir suivant on visite le bateau d'un particulier... Il nous propose de piquer notre tente dans son jardin.
Les soirs suivants on pique notre tente entre les optimistes et les petits cata de la marina de Taravao qui décidemment est très simpatique (Du bois pour le réchaud, douches et toilettes, habitants agréables, tables éclairées la nuit) . On y fait la connaissance d'Yvan, le gardien, qui nous prète son terrain (avec eau) sur la presqu'île. On y instalera notre camp de base à partir de ce week-end. On fait aussi la rencontre de Fabrice qui nous propose son clic clac sur couchsurfing dans une maison au bord de la plage (On y est jusqu'à vendredi) Fabrice et Corinne sont des bretons très sympatiques qui ont déjà fait un an de voyage en Chine et vécu entre autres quatre ans à Mayotte, ils ont deux grands enfants. Il est enseignant, ça fait trois ans qu'ils vivent ici, l'accueil est royal, la compagnie aux petits oignons.
Quand à Yvan, il nous a fait rencontrer son proprio dimanche, Jean-Claude, un sculpteur hyperactif et menuisier qui fabrique des maisons dingues et des cabanes dans les arbres, un breton (encore un !), ça fait 30 ans qu'il habite sur l'île. Il est marié avec Lyse, une métisse Marquisienne- Tahitienne qui grimpe aux arbres comme personne. On a passé un super dimanche avec eux. Il a sorti la machette et les cocos pour l'apéro puis on a cuisiné ensemble le plat traditionnel et délicieux dont je n'arrive pas à retenir le nom : Thon rouge cuit dans le citron vert mélangé à de la carotte rapée, comcombre, tomate, oignon, le tout baigné dans le lait de coco maison. On en a profité pour apprendre : Eplucher la noix de sa bourre, casser la coque dure avec le dos d'une machette, raper sa chair (Trop cool !!) et l'essorer pour obtenir un lait carrément délicieux ! En un mot, merci Tahiti.

Ça s'était la semaine dernière.
Maintenant ça y est, on est en mode Robinson sur notre fenua. Après une averse difficile,  deux voiles de bateau prétées par Yvan nous abritent plus ou moins efficacement de la pluie et du cagnard. On se sert en coco et on est à porté de stop de Taravao.



On a la plage et une source d'eau potable à côté et ça c'est super, un bon moyen de prendre une douche et se rafraîchir après l'effort.

On cherche toujours le bateau de rêve et du travail, on espère être partis de Tahiti avant la saison des cyclones.
Y a un virus qui traîne, Ronan a été le premier à le choper, maintenant c'est le tout de Tom, Deb et moi résistons (c'est qui le sexe faible?).
Une baisse de motiv se fait sentir du côté des garçons qui ont très envie de se poser à l'aise sur un canap pour une série de films avec une bonne tartiflette. Nous les filles on veut juste être assez bien posées pour bidouiller tranquilles.
Voila les nouvelles, le ciel étoilé est magnifique et l'eau est super bonne. A vous les studios !

dimanche 4 mai 2014

AU PAYS DU HAMBURGER EN FOLIE





Avec Luis et Cynthia à Silicon Valley












Après quelques kilomètres, péripéties et rencontres variés et recherches de travail infructueuses, nous voici donc installés à San Francisco, le long de la charmante Fulton street qui longe le très agréable Golden Gate park.
Fulton street a plusieurs avantages pour une vie en camion :

  1. Une partie de son trottoir côté parc est longée de places de stationnement non payantes, sans durée limitée et n'a pas d'interdiction de stationner certains jours ou certaines heures ( Ils ne plaisantent pas avec ça, prune de 64$ à l'appui).
  2. Comme elle longe le parc, on peut y faire la vaisselle et se laver les cheveux aisemment.
  3. Le parc dispose de toilettes et d'eau.
  4. Sur cette même rue se trouve un supermarché, un lavomatic et un Starbuck (Starbuck : Wi-fi )
On ne peut pas dire que la vie en ville soit notre tasse de thé mais on a mis une affichette "A vendre" sur le combi et il se fait de la pub tout seul où qu'il soit. Notre combi est très apprécié de la population locale car voyez-vous, "il est chargé d'histoire".
Nous nous trouvons actuellement dans une impasse peu claire pour ceux qui ne la vivent pas. Vous êtes donc priés de vous concentrer pour l'explication :
En sachant que :

  1. Le visa des Etats Unis est de 3 mois non renouvelable à la fin duquel nous sommes tenus de retourner dans notre pays avant d'avoir le droit de reposer un pied aux USA.
  2. Un visa touristique Canadien ne peut être changé en cours de route en visa de travail.
  3. Pour valider un visa de travail il faut entrer directement avec.
  4. Il faut compter environ 6 mois pour obtenir un visa de travail canadien.
  5. Nous ne possédons pas les ressources financières nécessaires au déplacement de notre unité mobile.

Nous pouvons en conclure qu'il nous faut trouver une solution.
Et bien que vous nous manquiez tous beaucoup, le retour en France métropolitaine ne nous attire aucunement. On est pas prêts!!

Heureusement, une solution assez utopique s'offre à nous :
Supposons qu'avec une bonne dose de chance on arrive à vendre notre combi à un prix raisonnable.
Supposons ensuite que nous prenions au sérieux l'invitation de Tom et Deb à les rejoindre à Tahiti où ils viennent de débarquer.
Il suffirait alors de descendre à Los Angeles et acheter 2 billets pour Papeete avec l'argent de la vente du combi si on suppose bien sur qu'il est possible de réserver un billet d'avion avec du cash.
Avouez que ce serait pas mal non?
Il nous faut juste un bon coup de main de la part du destin, d'un acheteur providentiel et d'une compagnie aérienne sympa.
Facile!!
Mais souhaitez-nous bonne chance quand même.