"Bienvenue! Tu t'appelle comment?"
"Anna"
"Entres, trouves-toi une place, y'en a là"
Elle montre l'espace entre son matelas et la porte des chiottes. Celles qui sont entrées avec moi sont déjà presque toutes installées ou en train. Qu'est-ce que je fiche ici?
"Tu viens d'où?" Question habituelle, une blanche ça se remarque.
"France"
Elle est volubile, envoie des vannes, parle fort, ça cache les faiblesses et met tout le monde à l'aise. On est au moins 20-25 là dedans.
"Attention, elle viole!" Dis une femme posée sur le même tatami, elle se prend une tape et sourit, moi aussi, je sais pas si c'est du lard ou du cochon, on connait tous les bruits qui courrent sur les prisons.
La pièce est plus longue que large. Des bancs en allu sans angles aigüs vissés au sol, au fond à gauche, des pannaeux d'alu cachent mal deux blocs WC-lavabo séparés par une mini cloison. C'est occupé, je vois les têtes qui dépassent.
Tout le sol est occupé, des karimats pour nous les nouvelles, les matelas plus épais, ce sont les plus anciennes qui y sont. Il y a une femme enceinte.
Elle continue sont show "Tu peux m'apeller Rosa" quand je lui demande.
"Poses-toi là" elle tapote, elle a son groupe autour mais toute la salle écoute, elle est divertissante, tant qu'elle fait du bruit, on pense pas à où on est. "Amor" elle appelle. Amor a la 50aine, alongée à côté sous la couverture de laine. Elles rient.
Rosa s'appelait Kenya à la naissance, aux Etats-Unis. A 3 mois ses parents sont retournés au Mexique. Elle n'avait jamais mis à profit son lieu de naissance pour passer la frontière. Il y a une autre Kenya aux USA, ils l'ont arrêtée Dimanche. 2jours et demi sans nouvelles, elle ne sais pas ce qui va lui arriver. Elle a 20 ans, un fils, un ex-mari, un petit ami à Oakland, elle est effrayée et bravache. Elle m'adopte.
Tout le monde m'adopte. On est dans la même galère, on se soutient, on se serre les coudes, on se raconte nos histoires, ce qui nous a menées jusqu'ici. Une africaine fait des tresses à celles qui veulent. Presque toutes ont les cheveux long. Elle et l'autre noire sont du Cameroun, elles se sont rencontrées ici, dans cette cellule. Miranda et Vera. Vera est grande, effrayée, mutique, elle lave sa culotte et la met à sécher sur la cloison des toilettes. Miranda veut parler, elles ne parlent qu'anglais. Je traduis. Miranda sortait avec un activiste politique là-bas au Cameroun, il l'a invitée à un meeting où ils ont été tabassés puis mis en cellule, 3 jours. Ils les ont laissés sortir en échange de la promesse de revenir 2 jours plus tard signer la promesse de ne jamais retourner à un meeting. Le jour dit, son ami avait disparu et la police l'attendait pour l'enfermer. Elle a fui. A Mexico city, perdue, elle s'est fait des "amies" qui ont voulu la prostituer. A la frontière des USA, elle demande l'asile politique. Là-bas sur l'autre continent, elle était chercheur en laboratoire. Vera étudiait le droit mais je ne connaîtrais pas son histoire, "une longue, trop longue histoire" elle me dit, elle n'a pas envie de parler. Elle a l'air abattue.
Parfois la porte s'ouvre, un officier jette un nom. Une fille sort. Parfois elle revient, parfois non. C'est une prison de passage, la vétéran est là depuis 4 jours. celles qui demandent l'asile politique sont celles qui restent le plus longtemps.
La porte s'ouvre. Il faut mettre matelas et couverture sur les bancs, la salle va être nettoyée. Les mains sur la nuque, en file indienne, on est transférées dans une salle plus de 2 fois plus petite, "une salle pour les fous", toute beige et capitonnée avec une bouche d'évacuation ronde au sol. Une des filles ne va pas bien, des larmes coulent toutes seules, elle est rouge et laide, blonde décolorée, les yeux trop écartés, pathétique. Rosa frappe et appelle. Une officier vient, elle se fiche que l'autre n'aille pas bien, mais comme elle veut vomir elle l'emmène.
Dans cette salle surpeuplée l'air est étouffant mais l'ambiance est bonne. Moi et Rosa soulevons nos t-shirt pour comparer la taille de nos seins, dos à la caméra, ça fait rire tout le monde. Puis elle nous montre sa culotte et ses trous décoratifs, les blagues fusent sur "l'air conditionné de sa chatte" et on spécule sur l'odeur. On a pas droit au savon dans la cellule...
Mains sur la nuque, on nous remet dans notre cellule. La vétéran remarque que l'odeur est pire qu'avant. Je ne sens rien, je crève d'envie de m'en griller une.
D'autres filles arrivent, 2 cubaines, la 60aine, perdues, crevées. Elles restent à l'écart, on les laisse tranquilles. Une fille à l'air déluré, allure de membre de gang de motard, décolorée, tatouages sur les mains, la nuques, les bras, rouge à lèvres et eyeliner qui se fait la malle. Elle n'a pas payé son amende pour détention d'1 gr de coke, elle habite L.A. Elle facsine Rosa mais sort 1h plus tard. On a ps l'heure et pas de fenêtre mais on sait qu'il commence à se faire tard, les filles se couchent et papotent sous les couvertures. Je ne veux pas dormir tout de suite, ma couverture est trop petite et le matelas trop fin. Si je me couche maintenant, je me réveillerais toutes les heures.
Rosa a un coup de blues, elle pleure, son fils lui manque. Elle dit qu'il est spécial. Je la prends dans mes bras, ils l'ont menaçée de 5 ans de taule, ils les menacent toutes de 5 ans, la peine maximum pour ceux qui tentent de passer la frontière illégalement.
Un officier est venu m'expliquer que j'allais être rapatriée en France, qu'ils allaient contacter mon ambassade, l'entrée aux USA nous a été refusée pour une question de visa, de procédure, je n'ai pas vraiment compris. Je lui demande d'expliquer la situation a mon mari, il m'a assuré que c'était chose faite. Je ne m'inquiète pas vraiment, je n'ai pas de quoi me plaindre. Mais je suis triste que notre voyage s'arrête ici, bêtement.
Miranda réconforte Rosa par mon biais, je traduis ses paroles et m'amuse de la différence de vision des choses entre la camerounaise cultivée et la mexicaine adolescente, je trouve ça beau et touchant, qui aurait cru qu'on se rencontrerait un jour toutes les 3 ? Rosa et moi on discute encore jusque chasser toutes ses idées noires pendant que Miranda et Vera ronflent doucement à côté. Je bouge de place, je suis sur le chemin pour les toilettes.
On a compté, on est 30 avec celle qui vient d'arriver.
Quelque minutes de sommeil et un officier appelle à la porte une dizaine d'entre nous, Rosa en fait partie, elles sont reconduites à la frontière. On ne s'est pas dit au revoir. Je demande à garder une couverture. On dort avec les néons, ils n'éteignent jamais.
Un officier tape du baton contre le mur. "10 minutes pour aller aux toilettes avant le petit déjeuner" Je ne sais pas quelle heure il est. A la file indienne jusqu'à une pièce dégagée sans fenêtre, dans un coin il y a un petit jour, dehors le soleil se lève à peine. Avant d'entrer une giclée de gel désinfectant dans les mains de chacune d'entre nous. Quelqu'un tape à la vitre d'une cellule voisine. Je met un moment à voir Ronan. C'est une vitre sans tein, je le vois mal mais je souris à sa silhouette et lui envoie un baiser, je suis contente de le voir, il a couverture sur les épaules.
Un burrito étouffe chrétien haricots rouges patates avec un jus de fruit chimique, ma voisine de table pleure, la tête dans les bras. Elle est arrivée cette nuit. Je mange d'une main et lui caresse le dos de l'autre, Miranda aussi pleure, elle a ouvert son burrito, il gît les entrailles à l'air sur la table. Je regarde autour de moi. Beaucoup on les larmes aux yeux et le regard fixe. La plupart a tenté de passer la frontière avec de faux papiers. Je regrette que Rosa ne soit pas là, elle aurait su leur changer les idées.
On retourne en cellule, je n'ai pas eu le temps de finir de manger, je m'attArde pour essayer de voir Ronan au passage et on me rappelle à l'ordre.
On discute. L'une des filles vient du Michoacan, un etat du Mexique, elle a demandé l'asile politique. Elle a fui son état mexicain. Là-bas elle vivait dans une grande maison où elle tenait une épicerie "abarrotes" qui marchait bien. Elle vivait avec sa mère, sa soeur et son petit garçon. Son mari vit déjà aux USA. Un groupe de gangster local a tenté d'enrôler son frère. Il a refusé, ils l'ont tué et incendié sa voiture. Elle les a dénoncés à la police alors un homme armé d'une mitraillette est venu chez elle et a tué sa mère d'une rafale sous ses yeux. Elle et sa soeur ont courru se cacher. L'homme attendait à côté de sa mère agonisante qu'elles reviennent, elles avaient vu son visage, elles devaient mourir. Elles se sont enfuies dans l'état de Jalisco, sa soeur n'a pas pu aller plus loin. Traumatisée, elle a des crises d'angoisse tous les jours et ne sort plus de l'appartement.
Je traduis l'histoire pour Miranda, elles s'échangent des paroles de réconfort et d'encouragement par mon biais et moi je mélange les langues et ne trouve plus les mots. Je suis touchée par la force de cette femme qui arrive à raconter sans larmes ce qui s'est passé il y a à peine 3 mois.
De façon inexplicable je me sens forte, inébranlable. Il régne une grande solidarité. Quand mon envie d'aller aux toilettes est freinée par l'absence de papier, on me file des tuyaux pour un système D et me vanne sur des solutions absurdes.
On m'appelle à la porte. Ils n'arrivent pas à prononcer mon nom et ça me fait plaisir. Les officiers nous traitent comme des criminels dangereux qui méritons notre sort. C'est le moment tant attendu, celui de l'entretien avec un officier pour plaider notre cas. On me reintroduit dans ma cellule avec un petit espoir, on va peut-être pouvoir passer la frontière et continuer notre voyage. Ils vont interroger Ronan pour voir si ses réponses concordent avec les miennes.
Moins d'une heure plus tard on m'appelle de nouveau "Tu sors pour de bon, prends ta couverture et tes affaires", je laisse ma couverture de rab et mon matelas, ça fera des heureuses. A la porte je salue de la main et leur souhaite bonne chance "Hasta luego chicas! Que les vaya muy bien todo!" Une marée de main me salue en retour et me souhaite de bonnes choses. Je ne les oublierai jamais. Elles non plus j'en suis sure.
dimanche 20 avril 2014
mercredi 16 avril 2014
NOS AMIS LES DOUANIERS
Ah le mexic
Dans 10 jours sa fera 6 mois que nous avon atèrie, j ais l inprèssion que sa fais 1 ans, les paysage, les muser, la nouriture, les gent, nous on tenue en alaine tou se temps et nous on fais dècouvrire un pay manifique. j ais linprètion d avoir avencer,d avoir changer, je me sens moin inquiet que je ne l orais crue. Ces un grand voyage avec tou se que sa inplique, les moment de joi, rencontre de Nadia et Isis, achetez un combi, voire des pyramides astec, traverser le dèsert, fabiquer un garde corps et surtou parler espagnole (truc de ouf!!). Mais aussi les moment difficile, et oui tou n est pas rose dans un voyage mon ptti Ronan, nous avon ètez insulter, voler (a plusieur reprise),braquer, sans parler de la police qui nesite pas a mentir pour nous faire payer des sommes indèsentes.
Mais nous avon toujours la positive atitude, la remonter ver les ètat-unis nous a pris 6 jours et pas mal de stresse consernant le passage de la frontière, un jours on est en règele et le l andemain ces la catastrof on ne passera jamais. Mais bon nous y voila. Nous somme accueillis chez des amie de Nadia et ces un vrais bonneur, eau, èlectricité et conseille sur pour la frontière, petit prèparatife et nous voila parti pour les USA.
Il est 2 heur du matin et tou va bien, petit tchequage de pasport, question de routine (avec tous les controle militaire on est roder), et fouille complette du vèicule, nous voila de l otre côté. Tou exités nous faison quelque km en regardant otour de nous comme si tou allais changer d un seul coup.
Oh mais j y pense il doit y avoir un jolie coup de tempon de plus sur le passport !!!! Ba nan je voi pas, il n y en a pas !!Impossible !!! Sa ne peu pas ariver !!! Nous somme rentrés dans les ètat unis sans visa et il n'ont aucune trace de notre presence ici. Ces un problème !!!Il est 5h du matin nous décidon de nous arèter pour dormir. Apres quelque heures de someille, on trouve un poste de police qui nous recomende de retourner a la frontière pour règulariser la situation. A la frontière il aparet que tout une ètape du passage a èté oubliée, il convien donc de resortire afin de passer le controle d imigration. (Merci de votre conprèention)
A pied et sans bagage le retour USA-Mexique se fais en 2 minutes, ils ne regardent mème pas les passeport.
Controles des passeport et salle d atente pour les visa. Mais la sa coinces, la sentence tombe, nous ne pouvon pas (re)entrè au USA, en èffet il y a 6 moi nous avions une correspondance a Dètroit (USA) par avion et a ce changement nous nous somme permi d aler fumer une cigarette a lexterieur, se qui nous a valu un coup de tampon (visa). La loi Americaine dit que l on ne peu pas reprendre un autr visa si l on est pas repasser par la france entre temps. Dernière option disponible, aler suplier a l anbassade des ètats unis de Tijuana (Tequila, sexo, marijuana) que l on nous donne un visa, le tout en sachan qu il ne nous reste plus que 9 jours de visa mexicain.
Problème: le combi se trouve aux ètats unis et nous sommes maintenant "en violation des loi d imigration americaine". Deux officier m escortent, je me trouve maintenant a l arière d un vèhicule blinder tel un grand
criminel (comme dans les films) pour indiquer l endroi ou se trouve le combi. avec joi depuis ma petite prison roulante, je contemple cet officier tenter de s introduir dans le combi (seul la porte latèral arrière s ouvre de l exterieur), ils se trouve obliger de me laisser sortir avec grande prècaution pour que je lui ouvre. De retour dans ma prison je contemple de nouveau cet officier abituer au automatiques rècente, tenter de passer la marche arrière de se combi de 1975 et sa boite de vitesse du mème age. Devan son insuccès et avec l autorisatin du chef contacter par radio je sor une nouvelle foi pour conduir avec escorte le combi a la frontière ou je rècupaire une Anna dans tous ces ètat. Plus qu un dernier controle coter mexiquain et nous voila de retour a la case dèpart.
Le 14 avril, en routes pour Tijuana en croisen les doigts.
Pour le compteur kilometrique de Quentin, petit rècapitulatif de la route:
Depuis Cuernevaca (Morelos) nous sommes passer par
Toluca (estado de Mexico)
Atlacòmulco
La Barca (Michoacan)
Guadalajara (jalisco)
Tequila
Tepic (Mazatlan)
Culiacan
Los Mochis (sinaloa)
Navojoa (Sonora)
Guaymas
Hermosillo
Caborca
Sonoyta
Arrivès a San Luis Rio Colorado (ville frontalière).
Le 16 Avril.
Nous vous écrivons depuis l'autre côté de cette satanée frontière.
En chemin vers Tijuana on a du trouver un garage Volswagen en urgence pour changer l'aternateur qui est mort dans nos bras et sur la route (pas d'inquiètude, on avait prévu le coup).
Mardi matin aux Aurores, nous étions aux portes de l'ambassade des Etats-Unis, un tantinet inquiets.
En plus du peu de temps restant pour nous au Mexique, la situation s'était compliquée en effet cette semaine c'est la semana santa, vacances pour tout le monde au Mexique (ambassade comprise). L'ambassade s'est révelée tout a fait inutile, ils ne pouvaient rien faire pour nous pour tout un tas de raison (une fois de plus on ne rentre pas dans les cases), ils nous conseillent de retenter notre chance à la frontière.
2heures de queue au moins, checkage du vehicule, ok, faut juste se débarrasser de nos cagettes de rangement (vous comprenez, elles ne sont pas tamponnées).
Attente dans le vehicule. Loooooongue attente entrecoupée de petites questions de la part des officiers, nos passeport en main et mines suspicieuses. Enfin c'est notre fête, on nous met les menottes, direction un bureau mystérieux, sans explication, fouille complète, "enlevez ceinture, bijoux, lacets, videz vos poches, les mains bien en vue, pas de gestes brusques" euh...ok! Pourquoi? On ne saura pas, il faut se taire.
Les mains sur la nuque, direction les cellules, prenez une couverture et un karimat, tiens donc! on va passer la nuit ici.
Pas d'explication mais une putain d'expérience et un aperçu de l'hospitalité Américaine et de ce que vivent les Mexicains à la frontière.
Le lendemain on nous donne l'oportunité d'expliquer notre cas, on assure qu'on ne fait que passer dans leur chère patrie, aucune envie de rester illégalement, merci bien!!
On est relâchés avec un beau tampon (YES!!), on se voyait déjà raccompagnés en France, on nous emmène après de multiples checkages de passeports jusqu'à notre pauvre combi dont la batterie déchargée nous a valu une bonne heure d'efforts en tous genres, toujours à la douane où surtout, personne ne nous aide, on a gagné un cable et des pinces dans l'histoire, c'est toujours ça. Par contre ils ont niqués notre beau pare choc flambant neuf. Bref, il est 13h, il nous a fallu 24 h pour passer cette maudite frontière de merde, "welcome to América!".
En bref, on a pas envie de traîner dans le coin, direction Los Angeles!
Dans 10 jours sa fera 6 mois que nous avon atèrie, j ais l inprèssion que sa fais 1 ans, les paysage, les muser, la nouriture, les gent, nous on tenue en alaine tou se temps et nous on fais dècouvrire un pay manifique. j ais linprètion d avoir avencer,d avoir changer, je me sens moin inquiet que je ne l orais crue. Ces un grand voyage avec tou se que sa inplique, les moment de joi, rencontre de Nadia et Isis, achetez un combi, voire des pyramides astec, traverser le dèsert, fabiquer un garde corps et surtou parler espagnole (truc de ouf!!). Mais aussi les moment difficile, et oui tou n est pas rose dans un voyage mon ptti Ronan, nous avon ètez insulter, voler (a plusieur reprise),braquer, sans parler de la police qui nesite pas a mentir pour nous faire payer des sommes indèsentes.
Mais nous avon toujours la positive atitude, la remonter ver les ètat-unis nous a pris 6 jours et pas mal de stresse consernant le passage de la frontière, un jours on est en règele et le l andemain ces la catastrof on ne passera jamais. Mais bon nous y voila. Nous somme accueillis chez des amie de Nadia et ces un vrais bonneur, eau, èlectricité et conseille sur pour la frontière, petit prèparatife et nous voila parti pour les USA.
1er passage
Il est 2 heur du matin et tou va bien, petit tchequage de pasport, question de routine (avec tous les controle militaire on est roder), et fouille complette du vèicule, nous voila de l otre côté. Tou exités nous faison quelque km en regardant otour de nous comme si tou allais changer d un seul coup.
Oh mais j y pense il doit y avoir un jolie coup de tempon de plus sur le passport !!!! Ba nan je voi pas, il n y en a pas !!Impossible !!! Sa ne peu pas ariver !!! Nous somme rentrés dans les ètat unis sans visa et il n'ont aucune trace de notre presence ici. Ces un problème !!!Il est 5h du matin nous décidon de nous arèter pour dormir. Apres quelque heures de someille, on trouve un poste de police qui nous recomende de retourner a la frontière pour règulariser la situation. A la frontière il aparet que tout une ètape du passage a èté oubliée, il convien donc de resortire afin de passer le controle d imigration. (Merci de votre conprèention)
2eme passage
A pied et sans bagage le retour USA-Mexique se fais en 2 minutes, ils ne regardent mème pas les passeport.
3eme passage
Controles des passeport et salle d atente pour les visa. Mais la sa coinces, la sentence tombe, nous ne pouvon pas (re)entrè au USA, en èffet il y a 6 moi nous avions une correspondance a Dètroit (USA) par avion et a ce changement nous nous somme permi d aler fumer une cigarette a lexterieur, se qui nous a valu un coup de tampon (visa). La loi Americaine dit que l on ne peu pas reprendre un autr visa si l on est pas repasser par la france entre temps. Dernière option disponible, aler suplier a l anbassade des ètats unis de Tijuana (Tequila, sexo, marijuana) que l on nous donne un visa, le tout en sachan qu il ne nous reste plus que 9 jours de visa mexicain.
4eme passage
Problème: le combi se trouve aux ètats unis et nous sommes maintenant "en violation des loi d imigration americaine". Deux officier m escortent, je me trouve maintenant a l arière d un vèhicule blinder tel un grand
criminel (comme dans les films) pour indiquer l endroi ou se trouve le combi. avec joi depuis ma petite prison roulante, je contemple cet officier tenter de s introduir dans le combi (seul la porte latèral arrière s ouvre de l exterieur), ils se trouve obliger de me laisser sortir avec grande prècaution pour que je lui ouvre. De retour dans ma prison je contemple de nouveau cet officier abituer au automatiques rècente, tenter de passer la marche arrière de se combi de 1975 et sa boite de vitesse du mème age. Devan son insuccès et avec l autorisatin du chef contacter par radio je sor une nouvelle foi pour conduir avec escorte le combi a la frontière ou je rècupaire une Anna dans tous ces ètat. Plus qu un dernier controle coter mexiquain et nous voila de retour a la case dèpart.
Le 14 avril, en routes pour Tijuana en croisen les doigts.
Pour le compteur kilometrique de Quentin, petit rècapitulatif de la route:
Depuis Cuernevaca (Morelos) nous sommes passer par
Toluca (estado de Mexico)
Atlacòmulco
La Barca (Michoacan)
Guadalajara (jalisco)
Tequila
Tepic (Mazatlan)
Culiacan
Los Mochis (sinaloa)
Navojoa (Sonora)
Guaymas
Hermosillo
Caborca
Sonoyta
Arrivès a San Luis Rio Colorado (ville frontalière).
| A Tequila, les champs d'agave azul, que l'on coupe et fait macérer pour faire une Téquila... incroyablement goûteuse! |
| Ah! Les stations essence de Mexico! On ne pouvait pas quitter le pays sans immortaliser notre hotel qui nous a accueillis tout du long! |
Le 16 Avril.
Nous vous écrivons depuis l'autre côté de cette satanée frontière.
En chemin vers Tijuana on a du trouver un garage Volswagen en urgence pour changer l'aternateur qui est mort dans nos bras et sur la route (pas d'inquiètude, on avait prévu le coup).
Mardi matin aux Aurores, nous étions aux portes de l'ambassade des Etats-Unis, un tantinet inquiets.
En plus du peu de temps restant pour nous au Mexique, la situation s'était compliquée en effet cette semaine c'est la semana santa, vacances pour tout le monde au Mexique (ambassade comprise). L'ambassade s'est révelée tout a fait inutile, ils ne pouvaient rien faire pour nous pour tout un tas de raison (une fois de plus on ne rentre pas dans les cases), ils nous conseillent de retenter notre chance à la frontière.
5e Passage, TIJUANA GO!!
2heures de queue au moins, checkage du vehicule, ok, faut juste se débarrasser de nos cagettes de rangement (vous comprenez, elles ne sont pas tamponnées).
Attente dans le vehicule. Loooooongue attente entrecoupée de petites questions de la part des officiers, nos passeport en main et mines suspicieuses. Enfin c'est notre fête, on nous met les menottes, direction un bureau mystérieux, sans explication, fouille complète, "enlevez ceinture, bijoux, lacets, videz vos poches, les mains bien en vue, pas de gestes brusques" euh...ok! Pourquoi? On ne saura pas, il faut se taire.
Les mains sur la nuque, direction les cellules, prenez une couverture et un karimat, tiens donc! on va passer la nuit ici.
Pas d'explication mais une putain d'expérience et un aperçu de l'hospitalité Américaine et de ce que vivent les Mexicains à la frontière.
Le lendemain on nous donne l'oportunité d'expliquer notre cas, on assure qu'on ne fait que passer dans leur chère patrie, aucune envie de rester illégalement, merci bien!!
On est relâchés avec un beau tampon (YES!!), on se voyait déjà raccompagnés en France, on nous emmène après de multiples checkages de passeports jusqu'à notre pauvre combi dont la batterie déchargée nous a valu une bonne heure d'efforts en tous genres, toujours à la douane où surtout, personne ne nous aide, on a gagné un cable et des pinces dans l'histoire, c'est toujours ça. Par contre ils ont niqués notre beau pare choc flambant neuf. Bref, il est 13h, il nous a fallu 24 h pour passer cette maudite frontière de merde, "welcome to América!".
En bref, on a pas envie de traîner dans le coin, direction Los Angeles!
vendredi 4 avril 2014
A DOS DE COMBI VERS L'AMERIQUE
| Je crois que Rambo va me manquer ( Ronan) |
On part demain.
Ronan a fini son garde corps/rampe/porte pot-de-fleur/portillon chez Nadia (loyer payé!), les robes et autres sacs ont été livrés aux clients, ni une, ni deux, on s'est attaqués au combi.
Combi, round II
- Nouvelles plaques, nouveaux papiers, à notre nom!
- 2 pneux neufs
- Réparation des serrures des deux trapes arrières
- Rideaux amélioré
- Petit rangement vêtement optimisé et grand rangement en chantier, un cadre en bois d'acasia façon lit de Lara dans le C35
- Embrayage changé
- Boîte de vitesse révisée (3 litres d'huile)
- Pare choc arrière fabriqué
- Support et housse pour la roue de secours à l'avant (gain de place)
- Chirurgie réparatrice effectuée sur les fenêtres (Collaboration florissante entre les Dr Dauvergne et Dauvergne), étanchéité check!! (au moins pour 3 fenêtres sur 9)
- Achat de ceintures de sécurité
- Achat d'un alternateur (Vaut mieux prévenir pour guérir! )
- Nettoyage complet, "Se ve la diferencia!"
- Batterie neuve avec son cable et sa fixation
- Plus de fils qui pendouillent
- Travail de déco intérieure
Un peu difficile de se dire au revoir, on s' est bien plu ici !!!!!
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